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Comment soutenir l'emploi des personnes handicapées à Bruxelles ?

Mis à jour : 21 juin 2019



Retransciption de l'interview donnée à la Fédération Bruxelloise des Entreprises du Travail Adapté (FEBRAP)


1. Quota d’emploi de personnes en situation de handicap : comment le faire respecter dans les entreprises publiques ? Faut-il l'imposer aux entreprises privées ?


En effet, c’est important que les entreprises publiques puissent être exemplatives. Les quotas sont importants, que ce soit ceux de 2,5 % ou de 5% en COCOF. Ils ne sont pas atteints et là il y a un travail vraiment important à faire. Le premier c’est de pouvoir soutenir les administrations mais aussi les personnes en situation de handicap par un référent, par exemple, qui peut aider la personne au sein de l’entreprise, au sein de l’administration. Un comité d’évaluation permettrait de voir comment on applique le quota et comment on essaye de répondre à de telles obligations qui pourraient justement être composées de différentes personnes qui connaissent bien la problématique/le secteur. Le quota, on peut évidemment y répondre par un engagement mais aussi, si on y arrive pas tout de suite, en essayant de faire appel dans les marchés publics à des entreprises de travail adapté par exemple. Je vous suit tout à fait par rapport aux sanctions. Nous avons essayé ici au parlement écolo, de proposer des amendements pour apposer des sanctions qui n’ont pas été suivies par la majorité. On le déplore parce qu’on pense qu’à un moment donné il faut pouvoir appliquer ces sanctions.

Ce que l’on avait proposé si il y a une sanction financière, c’est de bloquer le montant pour créer un poste de travail pour engager une personne en situation de handicap ou pour réserver un marché du même montant pour une ETA, faire une formation par rapport à des demandeurs d’emplois ou pour aider une personne en situation de handicap dans son travail, aux ressources humaines qui pourraient recruter des personnes qui savent comment mieux adapter le processus de recrutement ou pour l’adaptation du poste de travail. C’est souvent ça aussi le problème.

On déplore un manque d’ambition de la part de la majorité. On aurait voulu aller beaucoup plus loin. Pour le secteur privé, on pense aussi qu’il faut avancer avec le secteur, avec les employeurs, avec les syndicats et aller vers un certain quota qu’il faut que l’on détermine ensemble. Je pense qu’il faut poursuivre le travail d’information, de sensibilisation et de formation. Je reviens avec l’idée du référent. C’est important même dans le secteur privé d’avoir quelqu’un qui peut vraiment aider et l’employeur et la personne en situation de handicap.

2. Comment rendre les formations plus accessibles pour tous les types de handicap (mental notamment) ?


Il y a un travail encore à faire que ce soit en communauté française (sur les écoles supérieures, les universités) ou ici plus spécifiquement par rapport aux structures de formation. On voit qu’il y a une amélioration qui doit se faire étape par étape. D’abord, il y a une sensibilisation, peut-être aussi une formation des formateurs ou pourquoi pas faire un accompagnement au sein d’une ETA pour former les travailleurs dans ce cadre-là. Il y a des collaborations à mettre en place pour voir comment améliorer les formations pour que toutes les formations soient accessibles à tous les types de handicap. Phare pourrait peut-être revoir ses aides, qu’il donne pour l’instant mais qu’on pourrait améliorer.


3. Comment soutenir la recherche de nouvelles activités pour les travailleurs en situation de handicap (dans les ETA) ?


Les ETA ont un rôle à jouer très important dans la recherche et l’innovation. Pour nous, il est important en tant qu’écologiste de faire un travail sur la transition juste et environnementale. Ce sont deux éléments importants de cette transition. Pour ce faire, on a besoin de développer l’économie circulaire, les ressourceries, les donneries, les potagers urbains mais aussi tout ce qui va nous permettre de répondre aux défis environnementaux qui sont de court terme (comme les isolations, la mobilité).

Dans cette transition, les ETA sont très importantes et ont un rôle à jouer. En tant qu’autorité publique on doit pouvoir soutenir l’ensemble des acteurs. On le demande pour l’économie circulaire.

Les ETA font parties de ces acteurs que l’on doit soutenir et faciliter leur travail et leur demande de subvention. Il y a des subventions à demander au niveau de l’Europe et ce n’est pas évident de répondre aux exigences, au niveau de la région d’avoir des subsides au niveau de la COCOF. On a un rôle à jouer pour soutenir l’ensemble des acteurs pour que l’on puisse vraiment avoir un dynamisme tel qu’on attend pour cette transition.


-> Lire le programme d'Ecolo pour les élections régionales 2019 de la Région de Bruxelles-Capitale.


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